LETTRE OUVERTE
Madame la Directrice Générale,
Un débat s’ouvre dans notre pays sur les rémunérations de certains dirigeants d’entreprise publique.
Notre Organisation syndicale, à l’instar de la limitation des salaires des dirigeants des entreprises publiques à 20 fois le plus bas salaire, revendique dans les établissements bancaires et financiers dont le Crédit Agricole fait partie, la mise en place d’une échelle des salaires identique à celle qui sera appliquée dans la Fonction Publique.
En effet, l’application d’un coefficient multiplicateur limiterait les rémunérations les plus hautes à près de 400 000 euros environ et obligerait à augmenter les rémunérations les plus basses, dès lors que des mesures de revalorisation seraient prises envers les rémunérations les plus élevées.
A travers la mise en place de cette échelle des rémunérations, notre Organisation souhaite lutter contre des inégalités salariales bien trop importantes au sein de notre établissement et de plus en plus dénoncées par tous les médias...
Pour ce faire, nous vous invitons à proposer à votre conseil d’administration ou comité de rémunération, la mise en place d’une échelle de salaires.
En effet, aujourd’hui, des écarts de rémunération trop importants, accentués par des augmentations de rémunération à deux chiffres pour certains et rien ou peu pour d’autres, ne font que conforter cette situation bien trop inégalitaire.
Pour FO Crédit Agricole, il est urgent d’agir et ce, y compris sur le volet égalité Femme/Homme où, là aussi, les inégalités demeurent voire s’accentuent !
Cette mesure serait également un signal fort vers une moralisation des rémunérations dans notre profession et serait bienvenue en ces périodes où la profession bancaire est régulièrement observée et critiquée.
Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice Générale, l'expression de nos sentiments distingués.
Pour Force Ouvrière